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Samedi 21 juin 2008

 Suis-je une aide-soignante ayant bien roulé sa bosse pour me permettre de créer ce blog ? Eh ben non. Je suis une jeune diplômée de...34..euh.. bientôt 35 ans et maman de 2 enfants. Jeune, jeune mais pas trop quand même. J'ai quand même eu mon diplôme en Juillet 2007, ça va quand même faire un an. Déjà ???? Que le temps passe vite !!!! J'ai l'impression de faire ce métier depuis plus longtemps. Déjà lassée direz-vous. Que nenni ! bien au contraire.

Mais remontons d'abord aux origines, à ce qui m'a amené là. Enfin, je ne vais pas remonter non plus à ma petite enfance, rassurez-vous.

Disons tout simplement que je suis secrétaire trilingue à la base. Je n'ai jamais pu décrocher un CDI à temps plein. Donc, j'ai navigué pendant quelques années entre différents type de contrats avec nombre d'heures limitées et aucune possibilité d'embauche définitive, pour le plus grand bénéfice de mes différents employeurs. J'ai fini par étouffer, à ne plus trouver goût à mon métier de secrétaire. J'aspirai à un peu plus d'"action". Je voulais être plus utile à la société. 

Mon dernier emploi dans un centre hospitalier a été un appel du destin.

Quand j'étais jeune, je voulais être vétérinaire (trop nulle en biologie) puis sage-femme (trop nulle en biologie et en maths) j'ai fini en section langue. Une fois mon BTS secrétaire trilingue en poche, je voulais tenter le concours d'auxiliaire puéricultrice. Logique, n'est-ce pas ? Mais le lieu de formation était trop loin de chez moi, je ne pouvais pas me le permettre donc j'ai renoncé.

Quelques années plus tard, en poste dans un centre hospitalier, toujours et encore en tant que secrétaire même pas trilingue et encore moins bilingue, j'apprends que le concours pour la formation d'aide-soignante est ouvert à tous et qu'en ayant le bac, j'étais dispensée de l'écrit. Trop chouette ! Ni une ni deux je m'inscris, passe l'oral, le réussit et le 4 septembre 2006 me voici assise parmi une cinquantaine d'autres personnes pour mon premier cours ! 10 mois plus tard je suis diplômée et après un mois de vacances je prend mon poste en tant qu'ASD dans une clinique pour un contrat à temps plein de nuit. Tout ce que je voulais, en fait.

Si je suis ASD aujourd'hui, pardon, ASDE*, ce n'est pas par appât du gain, loin de là. Il s'agissait plutôt d'une vocation endormie qui n'attendait que le bon moment pour se révéler. Le moment où je serai prête et assez mûre pour appréhender ce métier comme il se doit. Tout s'est enchaîné et me voilà aujourd'hui, pleinement épanouie. La boucle est bouclée.

Et vous ? qu'est-ce qui vous a amené à devenir aide-soignant(e) ? Dites-le moi, promis je ne le répèterai à personne ;-)


*depuis le décret du 2 septembre 2007 notre diplôme est devenue diplôme d'état. Pour lire le décret voici un lien utile:link



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Samedi 21 juin 2008

 
Quand cela fait des années que vous n'avez pas usé vos fonds de culotte sur les bancs de l'école, dur dur de reprendre cette activité ! En tout cas, pour moi ça a été le cas. Un peu plus de 10 ans avaient passé depuis le dernier cours que j'avais suivi assise sur une chaise.

Or là, il s'agissait de tenir 5 semaines avant d'être lâchés sur notre premier lieu de stage.

5 SEMAINES !!!! Ce fût les plus longues de ma vie.

Difficile en plus de se contenter de la théorie ou de tenter d'imaginer mettre en application ces mêmes théories. Je voulais aller sur le terrain ! Revêtir mes jolies (mouais) tenues blanches et pouvoir enfin pousser les portes qui m'étaient jusque là interdites, moi, simple commun des mortels. Les portes barrées d'un sens interdit, ben, j'allai enfin pouvoir y accéder, nananèreuh !!

Plus la date du premier stage approche, moins je me sens sûre de moi. Les questions affluent : nous a-t-on assez appris ? Les "collègues" vont-ils me laisser seule avec les patients dès le départ ? vais-je assurer ? comment on fait une toilette complète au lit déjà ? quand est-ce qu'on se lave les mains ? je suis sensée y faire quoi déjà à ce stage ??? Enfin, vous voyez, quoi, ce genre de questions. Allez, avouez-le, vous aussi vous avez flippé avant votre premier stage ! Non ? bon.....grrrrr

BREF !

Où en étais-je ? Ah oui ! Donc le temps passe, tout le monde reçoit son affectation. Pour moi ce sera une petite réa en uro (ça fait pro, hein ?) Bon, un service de réanimation en urologie, uniquement 4 patients. Enfin, uniquement, pour moi c'est énorme ! Des patients opérés. Au bide. Qu'il va falloir mobiliser (ah oui ? c'est obligé ?) surveiller (et si j'arrive pas à prendre la tension ? chouette y a des machines pour ça !) et nurser (no problémo)

Eh ben finalement, je n'ai tué ni blessé personne, et le stage s'est bien passé.

Le bilan de tous mes stages ? Ils m'ont permis d'arriver là où je suis, c'est pas mal, non ?

Vous appréhendez votre premier stage ? envie de partager avec nous vos expériences en tant que stagiaire ? Alors à vos claviers !

 


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Samedi 21 juin 2008

Eh oui, c'est bien la vérité. Dans notre profession, on ne reste pas au chômage longtemps. Si on ne veut pas se fixer, tout de suite, il y a la solution de l'intérim. Moi, je voulais un fixe de suite, de nuit et à temps plein.  J'ai été embauchée sur le lieu de mon dernier stage. J'ai quand même tenu à prendre un mois de vacances avant de commencer. Ben vi, fallait bien décompresser et prendre le temps de jeter ma tenue de stagiaire avant d'enfiler celle d'ASD.

Donc la veille du jour J, j'essaie de tenir le plus tard possible devant ma télé (dur dur ) puis je m'accroche à un bouquin (avec des buchettes d'allumettes pour soutenir mes paupières) Le but est de pouvoir dormir dans la journée du lendemain pour pouvoir assurer la première nuit (un peu alambiqué vous me direz, mais bon, on fait ce qu'on peut)

Cahin caha, mon réveil affiche 4h du mat'. J'en peux plus. J'éteins la lumière et m'enfonce dans mon oreiller. Délice ! 2 mn après, j'ouvre les yeux au son d'un "Shipper, arrête de chipper !" Damned ! J'avais oublié que j'avais des enfants. Il n'est que 7h du matin et Dora l'exploratrice est déjà sur le pied de guerre ! Impossible de me rendormir. C'est un zombie que ma fille voit débarquer dans le salon lui demander en grommelant de bien vouloir "diminuer le son de la télé et ne pas manger n'importe quoi pour le p'tit déj', merci, maman va se recoucher, elle bosse ce soir, merci." "Mais maman, on va pas à la plage aujourd'hui ? (on est en août n'oublions pas) "Nan, je bosse ce soir !" Pour elle, aucun rapport, mais bon.

Grâce au pouvoir magique du temps, je me retrouve à 20h moins 5 dans le service où je suis affectée. J'ai de la chance, pendant un mois, je serai "volante" affectée dans différents services selon les besoins. J'attérri donc sur le lieu de mon dernier stage. Hihi ! Pas de problème d'intégration. Je connais, on me connait, c'est in ze noze !

En septembre j'intègre définitivement mon service. Chirurgie orthopédique. Gloups ! connais pas, kézako ???? Ah oui, y aura des poulies et des plâtres et tout ça ? Meuh non ! C'est bien pire. Premièrement, il y a aura beaucoup de manutention (aïe mon dos, faut que je révise mon module 4 !); deuxièmement, ben y a plus de poulie; troisièmement, il y a des "dos" par VA ou VP. Pardon ? oui des patients opérés du dos par voie antérieure ou postérieure. Ah ok ! Evidemment ! Je le savais (tu parles !) Il y aura aussi des "esthétiques". Tiens donc ?! L'avenir me montrera qu'il y aura bien plus encore.

Avec cette affectation, arrive une politique de déstabilisation inconsciemment menée par mon entourage professionnel en rapport avec le "dragon" avec qui je vais travailler. Une IDE qui aurait fait fuir au moins une demi douzaine d'AS (elle voulait les manger ???). Si j'avais été un temps soit peu influençable, j'aurai pris mes jambes à mon cou dès le départ. Mais j'ai fait fi de tout ça, voulant juger par moi-même de la "terreur" avec qui j'allais bosser et j'ai eu raison.

Aujourd'hui, après bien des changements dans les rangs du personnel de notre étage, on forme une équipe soudée, efficace et pleine d'humour et les patients ne s'en plaignent pas. Bon, il nous manque encore notre 2ème inf. fixe qui est actuellement en congé maternité. Elle nous a fait un magnifique petit garçon. Heureusement, je l'ai connue avant son départ et je sais qu'elle reprendra sa place tout simplement au sein de l'équipe. Avec mon collègue AS, que je nommerai Chouchou dorénavant et qui ne la connait pas encore, nous ferons tout pour que ça se passe bien. Promis, juré, craché ! On a bien apprivoisé notre dragon alors même pas peur !

Tout ça pour dire, que quand on arrive nouvellement sur un poste, il est regrettable de prendre pour argent comptant tout ce que vous entendrez sur les uns et les autres. Attendez, observez et vous verrez, vous pourriez être surpris, en bien ou en mal. C'est dommage de juger quelqu'un d'après des on-dits et de ne pas prendre la peine de la connaître. On n'est pas tous fait pour s'entendre avec tout le monde, c'est sûr. Mais on peut au moins essayer, non ? Allez, je ne vais pas me la jouer moralisatrice, car quelque part, on a tous au moins un "dragon" dans notre service, n'est-ce pas ? Mais si, réfléchissez bien.....


Allez, Peace and Love tout le monde !


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Samedi 21 juin 2008

Ni plus ni moins qu'une aide-soignante qui travaille....de nuit.

Depuis février cette année, nous sommes passés aux 12 heures la nuit. J'embauche donc à 19h et je débauche à 7h. Cela a un petit peu chamboulé mon organisation personnelle, mais ça va.

Avant, je commençais à 20h. Je pensais que cette heure en plus nous permettrait de commencer notre premier tour plus tôt mais que nenni !

Voilà comment se passe une nuit (eh oui ! on bosse la nuit !):

19h : arrivée de l'équipe de nuit (nous)

19H-19H15 : transmissions

19H16: les choses sérieuses commencent :

Les 2 IDE (ah oui ! notre équipe pour les 60 patients du service : 2 IDE + 2 AS. On fait moitié-moitié) Les IDE donc, vérifient les dossiers, préparent les soins pour les 3 tours de la nuit et leur chariot, vérifient les tubes de sang prélevés plus tôt pour qu'on puisse les envoyer au labo, répondent aux questions des médecins qui font les visites à ce moment-là, etc....

Et nous, c-a-d Chouchou (eh oui, c'est le mec de l'équipe, mon collègue AS, vous vous rappelez ? !) et moi, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, nous préparons les tisanes (eh oui, nous offrons de la tisane à nos patients en début de nuit), préparons nos chariots et..... et ...... répondons aux sonnettes. Et quelles sonnettes !

Depuis15 jours, on nous a affublés de téléphones parlants !!!!!! Avant, nos téléphones vibraient. Bon, selon là où vous l'aviez accroché sur vous, cela pouvait être agréable. Seulement voilà ! "On" a décidé que désormais il en serait autrement (à cause d'usage abusif de téléphone portable ???) Donc à intervalles réguliers, nous avons l'honneur et la joie d'entendre la voix, au choix, d'un charmant jeune homme ou d'une charmante jeune femme marmonner "Appel normal chambre XXX" et ce, avec notre cher accent du Sud. Quand les patients ne dorment pas, c'est déjà limite chiant mais quand c'est le tour de 2h du mat' et qu'on tente une entrée discrète dans une chambre pour vérifier que le patient respire toujours, là ça frôle le grand moment de solitude quand il se déclenche ce p.... de téléphone !!!

Enfin, bref ! donc, chacun vaque à ses occupations jusqu'à 2Oh30 à peu près, 21h30 parfois...surtout en semaine . Entre temps, on se retrouve pour aller récupérer des patients aux urgences et les installer en chambre ou pour "réceptionner" un retour de bloc.

20h30 ou 21h30 ( à quelques minutes près hein, on n'est pas des robots tout de même !) :

Petite pause café-clope-pipi pour ceux qui le souhaitent puis on démarre (on s'est lavé les mains avant, rassurez-vous) Nous passons ainsi dans toutes les chambres et nous faisons ce que nous avons à faire : constantes, PE (prévention escarre), change, vidange poche à pipi, etc.... et distribution de tisane. Eh non, pas de café, la nuit c'est pour faire dodo (les patients) et bosser (nous) !

Si le service n'est pas trop plein, on s'attarde plus ou moins selon les chambres. Les patients ne nous sentent pas dans le speed donc ils en profitent et nous aussi.

Au plus tard entre minuit et 1h du mat' : le 1er tour est terminé. On mange. Dans sa grande mansuétude, la Direction offre aux équipes de nuit leur repas. Après, faut pas traîner. Petite pause café-clope-pipi.

Avant 2h : les inf commencent les piluliers, terminent de préparer leurs soins. Mon collègue et moi-même rangeons les réserves et remplissons les tiroirs, vidons les poubelles, jetons les cartons, entre autres choses. Tout le monde répond aux sonnettes.

2h : c'est parti pour le 2ème tour : constantes pour ceux qui le nécessitent, vidange des poches-pipi, change, pas de tisane, etc...

Après le 2ème tour : on fini ce qu'on a commencé + impression des bilans pour les blocs du lendemain + nettoyage de notre salle de repos + réponse aux sonnettes + aller chercher aux urgences les patients à hospitaliser dans notre service + pause café-clope-pipi + ramener nos plateaux et ceux des patients retardataires aux cuisines.

Quand on a fini, on souffle. Souvent, il est déjà 4h du mat'. Petite pause (vous connaissez la chanson) Parfois, ben on souffle pas, on enquille direct avec le dernier tour. Eh oui, ça arrive.

5h : petit déj' pour ceux qui veulent.

5h30: c'est parti pour le dernier tour qui nous amène à 6h45, heure d'arrivée des collègues de jour. En plus, on réveille les patients qui doivent aller au bloc et faisons la toilette aux alités qui doivent aussi aller au bloc. Nous nous occupons de tous les "blocs" qui doivent être pré-médiqués avant 8h. On fini parfois en sueur, dans le rush mais dans les temps. Heureusement, toutes les nuits ne se ressemblent pas.

6h45 : Transmissions.

7h00: Départ pour un bon dodo bien mérité

Ben, vous savez, rien que d'en parler, je suis épuisée, dites ! J'ai sûrement dû oublier des choses mais en gros voilà comment se passent nos nuits. Nous avons un roulement de 3 semaines comme suit : une petite semaine (boulot mercredi et jeudi) + une grande semaine (boulot lun, mar, ven, sam, dim) + une petite semaine + une semaine de repos + 1 jour toutes les 8 semaines. On reprend sur la fin d'une grande semaine. Là, par exemple, j'entame ma semaine de repos. J'ai bossé la nuit dernière et je ne rebosse qu'à partir de vendredi prochain.

Ce rythme me convient parfaitement. Trop dur et inhumain de se lever tôt le matin ! Quelqu'un a dit "la France appartient à ceux qui se lèvent tôt". Ben, elle appartient aussi à ceux qui se couchent tôt....le matin ;-b

Et puis, je vois mes enfants avant qu'ils partent à l'école et je suis là pour les voir rentrer le soir et les aider à faire leurs devoirs.

Que demander de plus, je vous le demande ?!

Et maintenant, je vais rejoindre mes pénates sinon je risque de faire une nuit supp'...sur mon canapé !!!! Je vous en parlerai des nuits supp' tiens! enfin, si j'y comprend quelque chose ;-)

Allez, douce nuit à tous !!!


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